vendredi 20 juin 2008

Surf in Seaside




Wala ma première matinée de surf à Seaside, près de Pacific Grove. Le temps était superbe, mais relativement peu de vagues aujourd'hui. Mais c'est parfait pour commencer les petites vagues ! Je suis donc parti avec copain John (le contrebassiste avec qui on joue du Gypsy Jazz you know ?) qui m'a gentiment prêté combinaison et planche.
J'ai réussit à prendre une vague debout sur la planche ! Eh oui c'est une première. C'est très sympa comme sensation d'ailleurs... Wala qques photos. Il faudra que je teste les eaux de Los Angeles (beaucoup plus chaudes, et pas de requins, d'ailleurs un gars est mort pendant notre session surf... just kidding !)

mardi 17 juin 2008

Recipes from the USA



On a beau critiquer la nourriture américaine, leur répertoire culinaire contient quelques perles dont je vais vous en dévoiler certaines.

On commence avec les fameux pancakes. Voici la liste des ingrédients:
125 de farine
3/4 de cuillère à café de levure chimique (ou bicarbonate de soude sinon, c'est ce que j'utilise ici)
2 cuillères à soupe de miel (ou de sucre)
240mL de lait ribot (spécialité bretonne, le lait est plus épais, ici on parle de buttermilk; à défaut utilisez 200mL de lait entier avec le jus d'un demi citron)
1 oeuf
1 pincée de sel
1 cuillère à soupe d'huile

Mélangez tout et faites cuire comme les crêpes, mais bien sûr on obtient quelque chose de plus épais.


Ensuite je vous propose les muffins au myrtilles.
200g de farine
60g de sucre
2 cuillères à soupe de levure chimique
1 pincée de sel
1 oeuf battu
190mL de lait
60mL d'huile
100g de myrtilles

Préchauffez le four à 200°C.
Mélangez farine, levure, sucre et sel.
Mélangez d'autre part l'oeuf, l'huile et le lait.
Mélangez le liquide à la farine, de manière assez rapide. Surtout ne pas travailler la pâte pour obtenir un truc lisse, mélangez vite et grossièrement: les muffins seront ainsi gonflés et moelleux.
Disposez des moules à muffins en papier dans un moule à muffins en métal (ou silicone ou je sais pas ce qu'on fait de nos jours...) puis remplissez les à ras bord. Enfournez jusqu'à ce que les muffins commencent à dorer sur le dessus (vérifiez la cuisson à l'intérieur avec un couteau).
Ne les faites pas trop cuire sinon ils seront secs.
Variante (photo): remplacez les myrtilles par deux bananes très mûres (presques pourries, elles doivent être toute noires sinon ça aura pas de goût) et ne mettez que 125mL de lait. Râpez également de la noix de muscade.

Je possède également une excellente recette de brownie (le vraie brownie... mmm) ainsi qu'une recette de cheesecake (mon coloc a dit "hum it's very tasty") mais il faudra attendre que je revienne pour les goûter héhé !

@plouche

vendredi 13 juin 2008

Fin du stage !

Ouf j'ai fini mon stage ! Enfin je veux dire que j'ai rendu mon rapport et que j'ai passé mon oral. Je dois dire que j'en ai bavé à la fin, 13h par jours tous les jours au labo, puis 24h d'affilées à bosser sur le rapport dimanche pour le rendre le lendemain...
Bon maintenant c'est fini, c'est tranquillou, on feuillette Nature, Cell ou Science comme on lirait Voici aux toilettes... lol
Je reste encore une semaine au labo, essayer de confirmer par des manips plus propres ce que j'ai pu mettre en évidence. D'ailleurs mes résultats ne sont pas piqués des hannetons ! Ecoutez plutôt...

J'ai donc travaillé sur l'histocompatibilité (étymologiquement: compatibilité entre les tissus, tissus au sens biologique du terme) pendant mon stage, ce qui fait qu'un l'organisme reconnaît ses constituants (cellules, molécules diverses...) comme étant les siennes et non un corps étranger, et vice versa un corps étranger comme différent du sien. C'est le système immunitaire qui se charge de ces mécanismes, responsables par exemple du rejet de greffe chez l'humain. En revanche je n'ai pas étudié l'humain, mais rappelez vous le nom de cette bestiole... Botryllus schlosseri.
L'histocompatibilité chez B. schlosseri est un processus naturel car lorsque deux individus se rencontrent ils peuvent fusionner et partager leur système vasculaire (deux coeurs qui battent ensemble, n'est-ce pas beau ?). Je précise "processus naturel" car bien que l'humain possède un système d'histocompatibilité, la greffe n'intervient pas naturellement, on peut donc se demander d'où vient ce mécanisme... Il s'agirait d'une acquisition ancestrale, peut être héritée de l'ancêtre commun avec Botryllus schlosseri. Là où intervient la notion d'histocompatibilité est que cette fusion est restreinte à certains génotypes (si vous vous rappelez, deux individus doivent partager au moins un allèle du gène FuHC pour se reconnaître, une situation qui rappelle le "missing-self" pour les cellules Natural Killer humaines). J'ai étudié le récepteur de la protéine FuHC, qui s'appelle Fester.
Bon corsons les choses, comment est-ce qu'un individu fait-il la différence entre un autre individu compatible et un individu compatible ? Si cette compatibilité est sous le contrôle des gènes, il faut que ces gènes puissent se diversifier, afin que chaque individu (ou presque) possède une version du gène (un allèle) différente. En ce qui concerne les Natural Killers, ces gènes sont diversifiés parce qu'ils sont nombreux, ils se sont multipliés au cours de l'évolution et chaque individu possède un lot différent de gènes. Encore chez l'humain, le BCR (immunoglobuline) et TCR (T cell receptor) se diversifient par recombinaison somatique, une sorte de jeu de légo sur le patrimoine génétique de la cellule, si bien que chaque cellule possède sa propre version du gène.
Qu'en est il chez B. schlosseri ? En ce qui concerne le gène FuHC, chaque individu (ou presque) possède une version différente du gène (il possède un allèle différent), voilà comment définir le "soi". Pour fester la situation est différente: pas de recombinaison somatique (B. schlosseri ne possède pas les enzymes pour effectuer la recombinaison somatique, elles n'ont été acquises que plus tard dans l'évolution), et le gène est unique (pas comme chez les Natural Killers). De plus deux individus qui se rejètent peuvent partager le même allèle de fester !
Accrochez-vous, la diversification de fester se fait par... épissage alternatif ! Chaque individu exprime un répertoire spécifique de variants d'épissage alternatif. C'est inédit pour une récepteur d'histocompatibilité, bien que cela soit connu (mais néamoins récent) pour un gène de la drosophile (dscam). Cela pose une question importante, comment est-ce qu'un individu peut-il vérouiller ce répertoire tout au long de sa vie ?? C'est un mécanisme totalement inédit, et inexplicable à la lumière des connaissances actuelles, du moins d'après ce que je sais.

Bon après avoir largué les non biologistes (difficile de vulgariser un sujet tel...), je vais juste vous dire que je pars en road trip la semaine prochaine, je vais louer une voiture et faire le tour de la Californie. Pour les destinations, checkez mon blog ce sera la surprise (au moins pour certains d'entre vous, mais rien ne dit que je ne vais pas changer mon itinéraire héhé).